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Histoire

Histoire

Des objets datant des différentes étapes du Paléolithique et du Néolithique, aube de l'humanité, ont été découverts en divers endroits de notre commune : les Gros Cailloux, le Champ Cartier, la Brosse, l'Essart Moreau, la Masure...

L'AGE DE FER (600 AVANT JC) est marqué par l'arrivée en Europe occidentale des Celtes ou Gaulois. Le Bignon fait partie du territoire des Pictons qui laisseront leur nom au Poitou.

LA CONQUETE ROMAINE sème en Gaule des légions, des monuments et des exploitations agricoles. Les vestiges d'une villa gallo-romaine ont été retrouvés entre le bourg et la Rousselière. La voie romaine allant de Nantes à Montaigu traverse Le Bignon entre la Maison-Rouge et la Chasse.

A LA SUITE DES INVASIONS BARBARES AU IIè SIECLE, Le Bignon est wisigoth puis franc au début du Vè, conséquence de l'unification guerrière menée par Clovis. La religion chrétienne se développe et s'impose en raison de l'action énergique et tenace de Félix, évêque de Nantes de 549 à 573 ; Martin, son disciple, poursuit son œuvre et fonde une abbaye à Vertou avant de s'éteindre en 601.

LES CAROLINGIENS remplacent les Mérovingiens ; Charlemagne organise son empire et confie à Roland la Marche de Bretagne, disputée ensuite entre les successeurs du Grand Empereur et les ambitieux comtes de Bretagne. Le 25 août 851, le traité d'Angers donne à la Bretagne ses limites historiques ce qui inclut Le Bignon dans le duché de Bretagne.

Le Bignon tire son nom d'un mot gaulois. DAUZAT a pensé qu'il s'agissait de « bugnon » signifiant tronc d'arbre ou ruche, TANGUY a rectifié et identifie « burria » qui désignait une source jaillissante. Le Bignon apparaît dans plusieurs documents sous diverses appellations : Terra de Bugnon (1130), Le Bugnon (1287), Saint Martin du Vignon (1574), Le Bignon-La Chasse au XVIIIè siècle.

AU MOYEN-AGE, les terres bignonnaises dépendent de la châtellenie de Touffou qui surveille l'immense forêt et de l'abbaye de Villeneuve fondée en 1201 par Constance, duchesse de Bretagne. La forêt est propriété ducale, le château sert de position défensive, de résidence de chasse et de prison. Le plus illustre captif est, en 1446, Gilles, frère cadet de François 1er, duc de Bretagne.

DURANT LA GUERRE DE CENT ANS, en 1343, la forteresse est prise par la féroce et rusée Jeanne de Belleville qui massacre la garnison et venge ainsi son mari Olivier de Clisson, décapité sur ordre du roi de France Philippe VI. Elle devient ensuite impitoyable corsaire puis se réfugie en Angleterre. En 1380, son fils, adversaire puis fidèle second de Duguesclin est nommé connétable de France par le jeune Charles VI.

APRES LE MARIAGE DE LA DUCHESSE ANNE DE BRETAGNE avec le roi Louis XII en 1499, Le Bignon se retrouve terre royale. Les droits seigneuriaux sont alors partagés entre l'abbaye de Villeneuve et la seigneurie des Bouteilles qui succède à la châtellenie de Touffou. La paroisse, située entre Nantes la catholique et Montaigu la protestante, subit les excès des guerres de religion. Le 12 novembre 1568, un groupe de calvinistes tue trois prêtres et capture plusieurs Bignonnais en forêt de Touffou.

LE 18 AOUT 1614, les Etats de Bretagne siégeant à Nantes ordonnent la destruction du château de Touffou ; les pierres servent à paver la route Nantes-La Rochelle. La grande forêt continue de pourvoir le port de Nantes en bois.

La seigneurie des Bouteilles passe par mariage ou achat de famille en famille : Grimaud, Grignon, Garreau, Guillocheau, Gervier, Santo-Domingue, Baudoin, Barre, Bertrand de Coeuvres. Des maisons nobles voient le jour : à L'Epinais se succèdent les familles La Roche Saint André, Juchault, De Mélient, Le Champcartier est dominé par les Du Breil, La Censive est transformée en seigneurie par Jean-Pierre BREE, sous le règne de Louis XV.

SELON L'HISTORIEN OGEE, EN 1785, Le Bignon s'étend alors sur 3 174 hectares, compte 2 000 communiants, 352 constructions diverses, 13 moulins ; il s'y tient trois foires par an.

DURANT LA TOURMENTE REVOLUTIONNAIRE, l'abbaye de Villeneuve disparaît, bâtiments et métairies sont vendus en tant que biens nationaux. Le recteur Odéa est contraint de s'exiler en Espagne. Des Bignonnais se joignent aux révoltés, d'autres se réfugient à Nantes, un grand nombre affronte sur leur terre la violence, le feu et la mort. Le 18 mai 1794, le général républicain CROUZAT écrit à propos du Bignon : « La patrouille de grenadiers que j'avais envoyée en avant du camp m'a rapporté qu'il y avait encore des habitants dans le village du Bignon et que ce village n'était pas brûlé ! J'ai en conséquence fait partir ce matin, à deux heures précises, un bataillon avec huit chasseurs pour aller brûler ledit village, ce qui a été exécuté. Les fours ont été détruits ; le feu a été mis aux moulins... ». Bonaparte ramène et impose le calme. Les maisons sont reconstruites, Odéa revient, les De Melient retrouvent L'Epinay. Une nouvelle bourgeoisie terrienne, souvent venue de Nantes s'implante et remplace les moines de Villeneuve : Muller aux Haies, Laënnec au Pubé, Vauvercy et Garet à Villeneuve, Noury à La Forêt, Laisant à La Censive, Harmange au Champseptier, Lasnier à la Courneuve, Sorin à La Rousselière, Huchet à L'Ancruère... les Bascher s'installent aux Bouteilles.

En 1857, la commune compte 2 155 habitants. Le 31 mai 1865, Le Bignon perd une partie de son territoire au profit d'une nouvelle voisine : Les Sorinières.

DU PREMIER EMPIRE AUX CONQUETES COLONIALES, la commune paie le tribut, toujours trop pesant, du sang : des Bignonnais vont mourir en Espagne, en Italie ou en Russie, sous le soleil africain ou sur la terre d'Asie, les grands conflits et la gloire nationale ont leur poids de peines et de larmes dans une discrète commune du pays nantais. D'autres choisissent de consacrer leur vie à la religion et partent évangéliser la Papouasie.

LA PREMIERE GUERRE MONDIALE se résume pour le Bignon en quelques terribles chiffres : 1 705 habitants, 327 mobilisés, 83 morts, 65 réfugiés accueillis, des dizaines de revenants marqués dans leur chair et leur mémoire.

LA SECONDE GUERRE MONDIALE prélève à son tour son lot de prisonniers, de blessés et de morts ; en Indochine et en Algérie des Bignonnais vont également accomplir leur devoir militaire.

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Bibliographie

"Le Bignon à travers les siècles"

Par Yann DOUCET
Editions HERAULT

Le Bignon à travers les siècles

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